Test jeu vidéo
Publié le 27/03/2018 à 13h04 par Pikminouchon
The Longest Five Minutes
6 /10
PLATEFORME
ÉDITEUR DU JEU VIDÉO

RPG

La fin n'est que le début dans "The Longest 5 Minutes" !
Héros impétueux, accompagné de vos vaillants acolytes, vous vous retrouvez enfin devant Demon King, le boss final. Le voyage a été éprouvant, les combats nombreux, l'expérience progressivement accumulée, les attaques spéciales désormais apprises et maîtrisées...
Mais au moment de porter l'estocade... Pouf ! Votre mémoire disparaît et vous vous trouvez amnésique, incapable d'asséner le coup fatal. Il va bien falloir que vos compagnons vous rafraîchissent rapidement la mémoire, à coups de souvenirs qui sont autant de retour dans le temps. Les 5 dernières minutes de cet affrontement ultime vont donc être l'occasion de nombreux flash-backs, destinés à vous rafraîchir les idées. Et ça tombe bien, puisque vous vous appelez Back, Flash Back !

Avec un pitch aussi perché, prétexte à de petites vignettes temporelles, le nouveau jeu de Nippon Ichi Software (déjà sorti sur PsVita au japon en 2016...) fait le pari de dynamiter le confort bourgeois du RPG nippon en nous la faisant à l'envers ! Pour les cinéphiles, la structure du jeu fait vaguement penser au film "Memento" de Christopher Nolan, la classe en moins...
Petit jeu indé au budget limité, ce qui frappe d'emblée, c'est la réalisation graphique, faisant penser à un Undertale ou un Pokémon  du pauvre: un hommage peu inspiré de l'époque 8 bits, sprites tout mimi à la rescousse et décors minimalistes propres à l'interprétation suggestive du joueur... Pas vilain, mais fade et sans réelle personnalité, l'univers de "The Longest 5 Minutes" ne restera clairement pas dans les mémoires !

Et le scénario, alors ?
Flash va devoir revivre les étapes clés de l'épopée qui l'a conduit devant le big boss, et retrouver par la même occasion ses origines, ses attaques et la raison de son combat contre Demon King: ces souvenirs sont autant de chapitres (une quarantaine) où le joueur devra trouver items ou personnages spécifiques, afin de faire avancer le récit.
Le premier flash-back ramènera Flash dans son village natal, où le Roi donnera à la fine équipe, alors mal habile et peu expérimentée, sa première mission...

L'exploration se fait gentiment, le leveling itou, et l'objectif à atteindre passera par les incontournables combats au tour par tour. Rarement difficiles (le bourrinage est de rigueur, la magie quasi inutile...), ils offrent un gameplay extrêmement classique, à l'opposé de ce que ce scénario inversé pouvait laisser présager... Pire, le mode automatique se chargera de toute la besogne à l'envie, alors même que le niveau de difficulté ne demande aucune stratégie particulière.
Et si d'aventure un boss vous posait problème, libre à vous d'approfondir davantage les petits environnements du jeu, lors de missions annexes conférant un avantageux bonus d'expérience.

Le découpage de l'histoire en petits tronçons est donc parfaitement adapté au support nomade, ce petit côté snack-gaming permettant de poser le jeu et de le reprendre à l'envie... N'espérez pourtant y engloutir des centaines d'heures de votre précieux temps : cette aventure sympathique et gentillette se laissera parcourir en une grosse dizaine d'heures, certes menée tambour battant, petits sourires à l 'occasion, certaines situations ou personnages étant forts plaisants...
La trame principale, si elle part d'une bonne idée, se révèle hélas rapidement répétitive et peu motivante. Heureusement que les petits jeux d'arcade glissés de-ci de-là apportent une petite touche de fraîcheur bienvenue au gameplay.
Comble de l'ironie, la structure elle-même impose un set d'équipement et d'argent déjà établi au début de chaque flash-back : le plaisir de crafter une armure ou une épée de plus en plus puissantes, propre aux RPG, est ici complètement annihilé puisque tout est remis à zéro au chapitre suivant !

Vous l'aurez compris, à la fois trop classique dans son gameplay et insignifiant dans son approche graphique, "The Longest Five Minutes" vaut plus pour le découpage de sa narration que pour ses dimensions épiques, franchement modestes. C'est un petit jeu au thème temporel agréable mais bien trop light pour susciter un enthousiasme communicatif.
Préférez donc le très bon "Radiant Historia" sur 3DS qui sort simultanément et dans un thème finalement similaire...
+
LES POINTS FORTS
LES POINTS FAIBLES
-
+ UN PITCH SYMPATHIQUE

+ QUELQUES SITUATIONS LOUFOQUES

+ UN PROPOS QUI VA À L'ESSENTIEL

+ LES CLINS D'OEIL À DISGAEA...
- UN RPG TRÈS LIGHT

- UN SYSTÈME DE COMBAT ARCHI VU ET MAL CALIBRÉ

- DIRECTION ARTISTIQUE FADE ET QUELCONQUE

- PAS SI FOU, FINALEMENT
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