Test jeu vidéo
Publié le 11/03/2026 à 10:19 par Pikminouchon
Resident Evil Requiem

8,5 /10
PLATEFORME

ACTION - SURVIVAL HORROR
Après un épisode "Village" qui nous embarquait dans une europe de l'Est peuplée de vampires et autres lycanthropes, Capcom revient aux fondamentaux avec un 9ème opus recentré sur le pays de Donald Trump et les bons vieux zombis putréfiés... Très attendu des fans de la franchise horrifique, avec la promesse d'alterner entre deux personnages et donc, deux gameplays distincts, "Resident Evil Re9uiem" saura-t-il satisfaire notre appétit pour le gore et la pétoche ?
L'histoire nous emmène simultanément aux côtés de Grace Ashcroft, une enquêtrice du FBI sur les traces de sa mère disparue et de Leon S.Kennedy, le flic iconique de la saga, lui-même à la recherche de Grace. Le serpent se mord la queue pour la bonne cause : un nouveau vilain, de nouveaux zombis et, surtout, des terrains de jeu tout frais à découvrir.
Le jeu alterne ainsi entre deux gameplay diamétralement opposés : Grace devra faire preuve de discrétion dans des phases de survie bien stressantes, tandis que Leon fera jouer la poudre grâce à un arsenal et des capacités physiques particulièrement développées. 2 salles, 2 ambiances donc.
Evoquons d'abord le gameplay de Grace, sans doute le plus intéressant du lot : elle a beau être une recrue du FBI, on peut pas dire qu'elle ramène sa fraise. Dès le début de l'aventure, le joueur frissonera avec elle, comprenant que ses ressources sont particulièrement limitées, à l'image de ses chances de survie... Certes, Grace récupère un flingue, mais les munitions sont éparses et quand on en trouve, on saute de joie ! Néanmoins, va apparaître en cours d'exploration la possibilité de crafter pas mal d'objets, si vous suivez les bonnes recettes. Notre héroïne pourra donc fabriquer tout un tas de munitions, de fortifiants chimiques (pour sa résistance physique ou la puissance de ses armes...) mais, surtout, un poison qu'elle pourra injecter fourbement aux infectés quand elle sera à leur contact : une mort instantanée sera alors assurée ! Il faudra donc fouiller chaque recoin pour dégoter quelques débris métalliques utiles au craft mais aussi du sang contaminé que l'on récupèrera dans des seaux dégeulasses ou carrément sur les cadavres des zombis.
Bien sûr, à tout cela s'ajoute un gameplay éprouvé : Grace peut lutter au corps à corps, parer les coups, plaquer les ennemis au sol, leur mettre un poignard rouillé dans la gorge, etc... C'est un joyeux mélange de toutes les bonnes idées des 8 épisodes précédents. Néanmoins, il y a beaucoup d'intéractions possibles, sans compter l'usage de la configuration du décor ou même des autres ennemis (coucou, l'énorme bibendum qui écrase ses collègues lors de son passage...). Les phases avec Grace sont vraiment palpitantes et stressantes mais il existe pourtant un vrai sentiment de progression, même face à des créatures gigantesques et en apparence invincibles... Sur ce point, Capcom a fait très fort et nous offre ici probablement le meilleur bestiaire de la série : variés, les zombis gardent des traces de leur vie "humaine" et s'acharnent parfois à accomplir des tâches dérisoires. Ainsi, une dame pipi va récurer le sol souillé de sang, un cuistot va errer dans sa cuisine, un chirurgien se baladera avec une tronçonneuse... Ce qui pouvait s'apparenter à un simple gadget devient pourtant le cœur du gameplay : Grace devra bien souvent attendre, observer, utiliser à son avantage les manies stupides de ses adversaires, le tout pour épargner ses précieuses munitions... Parfois pourtant, il faudra bien faire le ménage, en s'assurant que les morts ne reviennent plus à la vie : les "blister heads" ressuscitent parfois et gare à leur courroux ! Comme dans le remake du tout premier RE sur Gamecube, laisser trop de cadavres au sol risque de devenir fatal par la suite : un bon zombi est un zombi définitivement mort !
Côté Leon, par contre, c'est la fête à la puissance, un peu comme dans RE6 : armement lourd et munitions à la pelle ! Et s'il n'y en a pas assez, Leon peut également en crafter en récupérant du loot à droite et à gauche. Mais contrairement à Grace, il ne pourra fabriquer des injections chimiques et ne pourra pas stocker tout et n'importe dans un coffre magique : pour lui, retour à la grand valise de Resident Evil 4 et son espace limité, à optimiser... Il faut bien faire quelques petits sacrifices pour que la tâche du joueur ne soit pas une promenade de santé. Notre flic pourra également bénéficier d'un système d'amélioration de son arsenal avec des points à dépenser en fonction de ses performances au combat : malin !
Enfin, Leon peut aussi jouer de sa hachette pour finir ses ennemis "mano a mano", histoire de bien se défouler : dans tous les cas, attendez vous à un grand spectacle bien gore ! Cet épisode est sans nul doute le plus sanglant de la saga, l'hémoglobine coule à flots ! En même temps, une tronçonneuse, ça tâche et on est pas là pour enfiler des perles non plus... Notez au passage qu'il est souvent bien sympathique d'admirer les séquences de gameover : les développeurs de Capcom se sont triturés les méninges pour offrir à nos deux héros un trépas toujours plus original et sanguinolent...
Parfois, les scénarios de Grace et Leon s'entrecroisent quand ils se retrouvent : il sera alors intéressant de remarquer que si Grace a pris tout le loot d'un endroit, il ne reste plus grand chose pour Leon. De même, Grace pourra laisser plus d'ennemis pour Leon et son arsenal destructeur... Cette dynamique entre les deux récits se montrera sans doute plus évidente lors d'un second run, quand vous connaîtrez parfaitement le jeu, ses mécaniques et les ressources qui vous attendent bien patiemment.
Parlons technique maintenant : sans surprise grâce à l'épatant moteur 3D maison, la version PS5 est visuellement sublime avec des reflets et des effets visuels un peu partout. C'est bien simple, l'ambiance est posée dès les premières secondes où l'on comprend que la gestion de la lumière a fait l'objet d'un soin maniaque. Résultat : des moments de pure flippe dans les endroits les moins éclairés (merci le HDR) . Les détails sont nombreux, notamment dans les décors pourtant peu inspirés : on se retrouve pour le premier chapitre avec un établissement de santé assez quelconque, étant donné que les manoirs avaient déjà été tous utilisés dans la série... On est très loin de la direction artistique de Resident Evil Village qui reste l'une des plus belles de la franchise avec celle de l'indétronable 4ème opus.
Mais le plus étonnant, c'est sans aucun doute la version Switch 2 qui mouline tout cet univers avec la plus grande aisance et pour cause : très peu de sacrifices techniques sont à déplorer (mis à part le rendu des cheveux et il faudra s'y faire !). Capcom démontre que désormais TOUS les jeux current-gen peuvent sortir quasiment en l'état sur l'hybride de Nintendo. Grâce au DLSS, "Resident Evil Re9uiem" est aussi bon en portable qu'en docké et son optimisation aux petits oignons ne fait pas l'ombre d'un doute. On saluera aussi les vibrations haptiques simulant la pluie dès le début de l'aventure : un soucis du détail qui honore l'équipe des développeurs. Pour le coup, c'est finalement cette version nomade qui a notre préférence !
Côté son, quelle que soit la version choisie, c'est du cousu main : les ambiances sont pénétrantes, anxiogènes, avec pleins de petits bruits suspects et autres craquements ou grognements zombi-esques. En revanche, les partitions musicales sont excessivement discrètes : aucun thème fort ne se dégage, même pas lors des phases de sauvegarde ! C'est sans doute le plus gros point faible du jeu... Heureusement, les doublages, même en français, ont fait l'objet d'un superbe travail : jouez donc sans sous-titres pour plus d'immersion.
Que vous vous y adonniez à la première ou à la troisième personne, pour Grace ou pour Leon, au choix, ce neuvième épisode canonique de "Resident Evil" saura vous satisfaire, à défaut d'être un épisode révolutionnaire ! En proposant la quasi-totalité de l'esprit de la série au travers de deux personnages complémentaires, Capcom nous propose un grand jeu de cache-cache où les jumpscares sont légion... Son bestiaire renouvelé se montre particulièrement efficace et inventif : il faudra souvent faire preuve de créativité pour trouver comment optimiser ses munitions et garder la tête froide, en particulier avec les segments de Grace, sans doute les plus réussis du jeu (la portion du centre de soin est assez incroyable de tension...). En revenant aux fondamentaux, la flippe et la survie, Resident Evil Re9uiem offre au joueur un moment intense et satisfaisant, même si sa direction artistique n'est pas des plus originales quant aux environnements traversés ou au manque de boss impactants. C'est surtout un jeu fait pour les fans, ceux qui soutiennent la série depuis 30 ans et qui ne manqueront pas de sourire en entendant les bons mots d'un Leon désabusé devant une énième énigme capillo-tractée ou un boss abominable. Sans compter la visite de certains endroits cultes, source de clins d'oeil appuyés... Pas de doute : "Resident Evil Re9uiem" sait parler au joueur fidèle et ça fait rudement plaisir !
L'histoire nous emmène simultanément aux côtés de Grace Ashcroft, une enquêtrice du FBI sur les traces de sa mère disparue et de Leon S.Kennedy, le flic iconique de la saga, lui-même à la recherche de Grace. Le serpent se mord la queue pour la bonne cause : un nouveau vilain, de nouveaux zombis et, surtout, des terrains de jeu tout frais à découvrir.
Le jeu alterne ainsi entre deux gameplay diamétralement opposés : Grace devra faire preuve de discrétion dans des phases de survie bien stressantes, tandis que Leon fera jouer la poudre grâce à un arsenal et des capacités physiques particulièrement développées. 2 salles, 2 ambiances donc.
Evoquons d'abord le gameplay de Grace, sans doute le plus intéressant du lot : elle a beau être une recrue du FBI, on peut pas dire qu'elle ramène sa fraise. Dès le début de l'aventure, le joueur frissonera avec elle, comprenant que ses ressources sont particulièrement limitées, à l'image de ses chances de survie... Certes, Grace récupère un flingue, mais les munitions sont éparses et quand on en trouve, on saute de joie ! Néanmoins, va apparaître en cours d'exploration la possibilité de crafter pas mal d'objets, si vous suivez les bonnes recettes. Notre héroïne pourra donc fabriquer tout un tas de munitions, de fortifiants chimiques (pour sa résistance physique ou la puissance de ses armes...) mais, surtout, un poison qu'elle pourra injecter fourbement aux infectés quand elle sera à leur contact : une mort instantanée sera alors assurée ! Il faudra donc fouiller chaque recoin pour dégoter quelques débris métalliques utiles au craft mais aussi du sang contaminé que l'on récupèrera dans des seaux dégeulasses ou carrément sur les cadavres des zombis.
Bien sûr, à tout cela s'ajoute un gameplay éprouvé : Grace peut lutter au corps à corps, parer les coups, plaquer les ennemis au sol, leur mettre un poignard rouillé dans la gorge, etc... C'est un joyeux mélange de toutes les bonnes idées des 8 épisodes précédents. Néanmoins, il y a beaucoup d'intéractions possibles, sans compter l'usage de la configuration du décor ou même des autres ennemis (coucou, l'énorme bibendum qui écrase ses collègues lors de son passage...). Les phases avec Grace sont vraiment palpitantes et stressantes mais il existe pourtant un vrai sentiment de progression, même face à des créatures gigantesques et en apparence invincibles... Sur ce point, Capcom a fait très fort et nous offre ici probablement le meilleur bestiaire de la série : variés, les zombis gardent des traces de leur vie "humaine" et s'acharnent parfois à accomplir des tâches dérisoires. Ainsi, une dame pipi va récurer le sol souillé de sang, un cuistot va errer dans sa cuisine, un chirurgien se baladera avec une tronçonneuse... Ce qui pouvait s'apparenter à un simple gadget devient pourtant le cœur du gameplay : Grace devra bien souvent attendre, observer, utiliser à son avantage les manies stupides de ses adversaires, le tout pour épargner ses précieuses munitions... Parfois pourtant, il faudra bien faire le ménage, en s'assurant que les morts ne reviennent plus à la vie : les "blister heads" ressuscitent parfois et gare à leur courroux ! Comme dans le remake du tout premier RE sur Gamecube, laisser trop de cadavres au sol risque de devenir fatal par la suite : un bon zombi est un zombi définitivement mort !
Côté Leon, par contre, c'est la fête à la puissance, un peu comme dans RE6 : armement lourd et munitions à la pelle ! Et s'il n'y en a pas assez, Leon peut également en crafter en récupérant du loot à droite et à gauche. Mais contrairement à Grace, il ne pourra fabriquer des injections chimiques et ne pourra pas stocker tout et n'importe dans un coffre magique : pour lui, retour à la grand valise de Resident Evil 4 et son espace limité, à optimiser... Il faut bien faire quelques petits sacrifices pour que la tâche du joueur ne soit pas une promenade de santé. Notre flic pourra également bénéficier d'un système d'amélioration de son arsenal avec des points à dépenser en fonction de ses performances au combat : malin !
Enfin, Leon peut aussi jouer de sa hachette pour finir ses ennemis "mano a mano", histoire de bien se défouler : dans tous les cas, attendez vous à un grand spectacle bien gore ! Cet épisode est sans nul doute le plus sanglant de la saga, l'hémoglobine coule à flots ! En même temps, une tronçonneuse, ça tâche et on est pas là pour enfiler des perles non plus... Notez au passage qu'il est souvent bien sympathique d'admirer les séquences de gameover : les développeurs de Capcom se sont triturés les méninges pour offrir à nos deux héros un trépas toujours plus original et sanguinolent...
Parfois, les scénarios de Grace et Leon s'entrecroisent quand ils se retrouvent : il sera alors intéressant de remarquer que si Grace a pris tout le loot d'un endroit, il ne reste plus grand chose pour Leon. De même, Grace pourra laisser plus d'ennemis pour Leon et son arsenal destructeur... Cette dynamique entre les deux récits se montrera sans doute plus évidente lors d'un second run, quand vous connaîtrez parfaitement le jeu, ses mécaniques et les ressources qui vous attendent bien patiemment.
Parlons technique maintenant : sans surprise grâce à l'épatant moteur 3D maison, la version PS5 est visuellement sublime avec des reflets et des effets visuels un peu partout. C'est bien simple, l'ambiance est posée dès les premières secondes où l'on comprend que la gestion de la lumière a fait l'objet d'un soin maniaque. Résultat : des moments de pure flippe dans les endroits les moins éclairés (merci le HDR) . Les détails sont nombreux, notamment dans les décors pourtant peu inspirés : on se retrouve pour le premier chapitre avec un établissement de santé assez quelconque, étant donné que les manoirs avaient déjà été tous utilisés dans la série... On est très loin de la direction artistique de Resident Evil Village qui reste l'une des plus belles de la franchise avec celle de l'indétronable 4ème opus.
Mais le plus étonnant, c'est sans aucun doute la version Switch 2 qui mouline tout cet univers avec la plus grande aisance et pour cause : très peu de sacrifices techniques sont à déplorer (mis à part le rendu des cheveux et il faudra s'y faire !). Capcom démontre que désormais TOUS les jeux current-gen peuvent sortir quasiment en l'état sur l'hybride de Nintendo. Grâce au DLSS, "Resident Evil Re9uiem" est aussi bon en portable qu'en docké et son optimisation aux petits oignons ne fait pas l'ombre d'un doute. On saluera aussi les vibrations haptiques simulant la pluie dès le début de l'aventure : un soucis du détail qui honore l'équipe des développeurs. Pour le coup, c'est finalement cette version nomade qui a notre préférence !
Côté son, quelle que soit la version choisie, c'est du cousu main : les ambiances sont pénétrantes, anxiogènes, avec pleins de petits bruits suspects et autres craquements ou grognements zombi-esques. En revanche, les partitions musicales sont excessivement discrètes : aucun thème fort ne se dégage, même pas lors des phases de sauvegarde ! C'est sans doute le plus gros point faible du jeu... Heureusement, les doublages, même en français, ont fait l'objet d'un superbe travail : jouez donc sans sous-titres pour plus d'immersion.
Que vous vous y adonniez à la première ou à la troisième personne, pour Grace ou pour Leon, au choix, ce neuvième épisode canonique de "Resident Evil" saura vous satisfaire, à défaut d'être un épisode révolutionnaire ! En proposant la quasi-totalité de l'esprit de la série au travers de deux personnages complémentaires, Capcom nous propose un grand jeu de cache-cache où les jumpscares sont légion... Son bestiaire renouvelé se montre particulièrement efficace et inventif : il faudra souvent faire preuve de créativité pour trouver comment optimiser ses munitions et garder la tête froide, en particulier avec les segments de Grace, sans doute les plus réussis du jeu (la portion du centre de soin est assez incroyable de tension...). En revenant aux fondamentaux, la flippe et la survie, Resident Evil Re9uiem offre au joueur un moment intense et satisfaisant, même si sa direction artistique n'est pas des plus originales quant aux environnements traversés ou au manque de boss impactants. C'est surtout un jeu fait pour les fans, ceux qui soutiennent la série depuis 30 ans et qui ne manqueront pas de sourire en entendant les bons mots d'un Leon désabusé devant une énième énigme capillo-tractée ou un boss abominable. Sans compter la visite de certains endroits cultes, source de clins d'oeil appuyés... Pas de doute : "Resident Evil Re9uiem" sait parler au joueur fidèle et ça fait rudement plaisir !



LES POINTS FORTS
+ Deux héros, deux gameplay complémentaires !
+ Un level design particulièrement efficace
+ De la survie et de la flippe, comme on aime.
+ Des zombis avec une personnalité
+ Une approche nouvelle dans le gameplay
+ Le système de craft de Grace
+ Un jeu "somme", pour les fans !
+ Une version Switch 2 fantastique de fidélité
LES POINTS FAIBLES
- ...Mais Leon est un tank trop efficace au final !
- Un habillage sonore un peu chiche
- Presque pas de boss, snif !
- Comment faire mieux ou plus complet après ça ?!
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