Critique film
Publié le 21/10/2019 à 15h31 par Floriane
Terminator : Dark Fate
7 /10

De nos jours à Mexico. Dani Ramos, 21 ans, travaille sur une chaîne de montage dans une usine automobile. Celle-ci voit sa vie bouleversée quand elle se retrouve soudainement confrontée à 2 inconnus : d’un côté Gabriel, une machine Terminator des plus évoluées, indestructible et protéiforme, un « Rev-9 », venue du futur pour la tuer ; de l’autre Grace, un super-soldat génétiquement augmenté, envoyée pour la protéger. Embarquées dans une haletante course-poursuite à travers la ville, Dani et Grace ne doivent leur salut qu’à l’intervention de la redoutable Sarah Connor, qui, avec l’aide d’une source mystérieuse, traque les Terminators depuis des décennies. Déterminées à rejoindre cet allié inconnu au Texas, elles se mettent en route, mais le Terminator Rev-9 les poursuit sans relâche, de même que la police, les drones et les patrouilles frontalières… L’enjeu est d’autant plus grand que sauver Dani, c’est sauver l’avenir de l’humanité.

Après l’échec de "Terminator Genisys" en 2015, la saga commencée il y a plus de 30 ans semblait définitivement enterrée. Mais surprise les robots du futur sont de retour dans un sixième film chapeauté par James Cameroun lui-même : "Terminator : Dark Face". Et pour redorer le blason de l’univers dont il est le créateur, Cameron a fait le choix de situer son film après "Terminator 2". Il efface alors les trois films mal-aimés de la saga ("Terminator 3", "Terminator Renaissance" et "Terminator Genisys") pour mieux revenir à ses origines. Réalisé par Tim Miller ("Deadpool"), "Terminator : Dark Fate" parvient-il à retrouver la grandeur des premiers films ? Ou est-il le film de trop ? Verdict.

Une jeune Sarah Connor regarde son fils, John, avec tendresse alors qu’il flâne sur une plage. Un moment de paix avant qu’un Terminator ne vienne assassiner le jeune garçon d’un coup de fusil en pleine poitrine. La scène est violente et nous rappelle que "Terminator : Dark Fate" va une fois de plus bouleversé la time line de la saga.

Après cette séquence d’ouverture marquante, le film fait un bond dans le temps pour se retrouver à Mexico en 2022. À partir de là, nous sommes devant un objet étrange. Un film qui se veut à la fois un reboot, un remake et une suite. Mais étrangement la formule fonctionne. Grâce à ses références et son aspect rêche, on retrouve le charme des films des années 80-90. On pourrait reprocher le côté reedit du scénario, si il n’était pas aussi bien actualisé pour s’ancrer dans notre société actuelle. Il n’est pas anodin d’avoir donné le premier rôle à une mexicaine. Et il l’est encore moins de faire traverser la frontière US / Mexicaine à ses personnages. Tout comme il ne l’est pas que son trio de personnages soit entièrement féminin.

Tim Miller avait prévenu : "Terminator : Dark Fate" sera un film féministe. Mais qu’en est-il vraiment ? Car on se méfie de la carte féministe que brandit Hollywood à tout va depuis quelques années. Alors même si le tout manque parfois de subtilité, on peut le dire, "Dark Fate" montre et développe ses personnages féminins avec une certaine intelligence. Le personnage de Mackenzie Davis, Grace, est original, touchant et loin des clichés sexistes qui vont avec la femme bad ass en débardeur moulant. Même si elle met du temps à trouver sa place dans l’histoire, Dani (Natalia Reyes) est intéressante. Surtout au vue de la révélation finale. Mais la plus passionnante reste Sarah Connor (Linda Hamilton). Là aussi, on pouvait s’attendre à ce que le film joue uniquement sur l’imagerie nostalgique et bad ass du personnage culte des premiers films. Bien sûr, Sarah Connor reste bad ass, mais le film adresse aussi les traumatismes du personnage. On parle quand même d’une femme qui s’est fait traquer quasiment toute sa vie par des robots du futur et qui a vu son fils mourir dans ses bras. C’est une femme brisée, mais qui n’a pas perdu de son mordant que nous montre le film.

Même le Terminator toujours joué par Arnold Schwarzenegger ne leur vole pas la vedette. Le personnage est là comme fil conducteur de la saga et comme soutien au trio. La manière dont le film montre ce Terminator en devient touchante.

Côté action, alors que la bande-annonce faisait peur, ces séquences sont de très bonnes surprises. Elles se révèlent efficaces avec de vrais efforts de mise en scène, notamment dans la clarté des mouvements et des combats. Le gros problème de ces scènes résident dans l’adversaire des héroïnes : le Terminator Rev-9. Campé par le non charismatique Gabriel Luna, le personnage n’inspire aucune peur, aucune tension.

"Terminator : Dark Fate" ne révolutionne pas le genre, mais le film séduit par son côté sincère et son trio de personnages charismatiques. Un retour aux sources de la saga qui devrait plaire aux fans.

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