Test jeu vidéo
Publié le 20/12/2017 à 12h21 par Pikminouchon
Demon Gaze II
5,5 /10
PLATEFORME
ÉDITEUR DU JEU VIDÉO

RPG

Après avoir connu un petit succès d'estime et, apparemment commercial, Demon Gaze devient une série et revient donc sur son support de base, la PsVita, mais aussi sur la PS4. Petite production gentillette, ce jeu essaie d'apporter sa modeste pierre à l'édifice tout en essayant de se forger une personnalité. Pari gagné ?

L'histoire racontée ici se déroule quatre années après les événements du premier épisode, dans la ville portuaire d'Asteria. Avec sa magnifique fontaine, faisant office de place centrale où toutes les avancées scénaristiques vont se dérouler, la ville se complète de plusieurs districts, soit autant de donjons dont les sections s'ouvriront au fur et à mesure de votre progression dans la quête principale.

Cinq gros donjons vous seront donc offerts ici : l'un dans un quartier de plaisirs, les autres dans un sanctuaire, un parc, un port et un château fortifié... Au programme : couloirs interminables, bas-fonds, et démons à gogo !
L'exploration se fera une fois que vous aurez créé votre avatar, homme ou femme... Les options de customisations sont particulièrement simplistes et ce n'est de toute façon pas bien grave, votre personnage n'apparaissant jamais dans les phases d'exploration vues à la 1ère personne.

Ce nouvel épisode ne change pas les fondamentaux du Donjon-Crawler et s'adresse surtout aux passionnés de la discipline : l'emballage est austère, bavard et souvent compliqué pour pas grand chose. Si les illustrations du bestiaire et des personnages principaux sont reussies, on ne peut pas en dire autant des graphismes en 3D animant vos déplacements : les textures sont pauvres, l'animation pas vraiment fluide et le tout manque cruellement de variété. Bref, Demon Gaze 2 est loin d'être une réussite technique ou artistique. Sur PsVita, la concurrence est rude dans ce domaine et ce jeu n'arrive pas à se distinguer parmi les ténors du genre...

Dès le début de l'aventure, vous comprenez que vous partagez un don tout à fait singulier avec le despote local, Lord Magnastar, qui règne sur la ville d'Asteria : celui de pouvoir contrôler les monstres grâce à un "½il maléfique"...Au total, 16 démons seront à débusquer et à contrôler : l'exploration minutieuse de chaque donjon vous permettra d'en localiser le boss, afin que celui-ci se joigne à votre cause après un combat en bonne et due forme. Dans cette quête, de nombreux personnages viendront vous prêter main forte et vous proposeront de nombreuses quêtes optionnelles vous permettant d'améliorer votre équipement ou vos affinités avec les démons capturés. En bonus, l'aspect social est important et vous pourrez optimiser vos affinités avec les succubes les plus aimables... à condition de ne pas s'endormir devant la tonne de dialogues en anglais !

L'exploration dans les donjons se fait d'une façon un peu particulière, de "case à case", avec des combats réguliers, forts statiques et pas toujours passionnants : sur ce point, les développeurs, sans doute conscients des lacunes de leur système de combat, ont implémenté un format de combat rapide, accélérant grandement les joutes en conservant une seule configuration d'attaque. Cette solution de facilité fait que vous modifierez rarement vos patterns d'attaque, sauf en cas de créature autrement plus résistante.
Dans tous les cas de figure, explorer à fond un donjon permet, d'une part, d'essorer à fond son contenu (vive le loot!), et d'autre part, de gagner du temps lors de la prochaine visite, les aller-retour étant incessants. Sur ce point, un système de navigation automatique au sein des zones déjà visitées se révélera salvateur, sans compter les nombreuses zones de téléportation : globalement, la découverte de ces dédales se fait de façon efficace, même si les graphismes ne sont pas à la fête.

Et l'intérêt dans tout ça ? Typiquement japonais, "Demon Gaze 2" bombe le torse et essaie de faire son intéressant avec un scénario à base de démons en tout genre et d'un héros amnésique. Ce poncif poussif n'évite pas non plus un gameplay déjà vu mille fois et pas aussi captivant que les meilleurs jeux d'Atlus ("Etrian Odyssey V" en tête...). Pas désagréable mais pas emballant non plus, ce petit jeu PsVita ne s'adresse qu'aux collectionneurs fous ou aux otakus du Donjon-RPG. Les autres poursuivront sans regret leur route, ce ne sont pas les nouveautés excitantes qui manquent en cette fin 2017...
+
LES POINTS FORTS
LES POINTS FAIBLES
-
+ UN CLASSIQUE DU GENRE

+ UNE DIRECTION ARTISTIQUE QUI PEUT PLAIRE

+ GROSSE DURÉE DE VIE
- TROP CLASSIQUE !

- TROP STATIQUE !

- TROP RÉPÉTITIF !

- TROP BAVARD !
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