Critique série
Publié le 09/03/2026 à 11:45 par Grégory
Molière Pour Rire et Pour Pleurer

7,5 /10
1642, Jean Poquelin, tapissier ordinaire du roi, pousse son fils Jean-Baptiste à devenir avocat. Malheureusement pour son père, Jean-Baptiste est passionné par le théâtre. De plus il s'est épris de la comédienne Madeleine Béjart. Accompagné par la famille de celle-ci, le jeune homme fonde "L'illustre théâtre" une troupe de tragédiens. Mais bientôt, devant les créances qui s'amoncellent et les critiques mitigées, Jean-Baptiste, devenu Molière, accepte d'intégrer la troupe du vieux Dufresne...
Raconter la vie de Molière est presque aussi ambitieux que monter l’une de ses pièces. Avec "Molière Pour Rire et Pour Pleurer", la télévision française des années 70 choisit de dresser un portrait à la fois vivant et mélancolique de l’homme derrière l’auteur classique.
Ce qui fonctionne tout de suite, c’est l’équilibre annoncé dans le titre. On rit, évidemment, parce qu’on parle de Molière, de théâtre, de satire. Mais on découvre aussi les doutes, les tensions, les difficultés financières, les rivalités et la fragilité d’un artiste qui n’a pas toujours eu la reconnaissance qu’on lui attribue aujourd’hui. La série ne cherche pas à figer son personnage dans le marbre scolaire ; elle le rend humain, parfois orgueilleux, parfois vulnérable.
Jean-Pierre Darras incarne un Molière plein d’énergie et de finesse. Il capte bien ce mélange d’intelligence vive et de fatigue intérieure. À ses côtés, Marianne Comtell, Caroline Cellier, Denis Manuel et Bernard Alane apportent relief et crédibilité à l’entourage du dramaturge, donnant au récit une vraie dynamique de troupe, presque comme si l’on assistait aux coulisses d’un théâtre en perpétuel mouvement.
Le rythme est assez posé, fidèle à son époque. On prend le temps d’installer les conflits, de montrer les répétitions, les discussions, les obstacles. Certains passages peuvent sembler un peu longs pour un public habitué à des récits plus nerveux, mais cette lenteur donne aussi de l’épaisseur aux personnages.
Visuellement, la série respire le classicisme : costumes soignés, décors théâtraux, mise en scène discrète. On sent que l’essentiel est ailleurs, dans les dialogues et dans la manière dont le texte fait écho à la vie de son auteur.
Au final, "Molière Pour Rire et Pour Pleurer" est une mini-série attachante, parfois inégale, mais sincère dans son envie de montrer l’homme derrière l’icône. Une œuvre qui rappelle que le théâtre naît autant de la joie que des épreuves.
Ce qui fonctionne tout de suite, c’est l’équilibre annoncé dans le titre. On rit, évidemment, parce qu’on parle de Molière, de théâtre, de satire. Mais on découvre aussi les doutes, les tensions, les difficultés financières, les rivalités et la fragilité d’un artiste qui n’a pas toujours eu la reconnaissance qu’on lui attribue aujourd’hui. La série ne cherche pas à figer son personnage dans le marbre scolaire ; elle le rend humain, parfois orgueilleux, parfois vulnérable.
Jean-Pierre Darras incarne un Molière plein d’énergie et de finesse. Il capte bien ce mélange d’intelligence vive et de fatigue intérieure. À ses côtés, Marianne Comtell, Caroline Cellier, Denis Manuel et Bernard Alane apportent relief et crédibilité à l’entourage du dramaturge, donnant au récit une vraie dynamique de troupe, presque comme si l’on assistait aux coulisses d’un théâtre en perpétuel mouvement.
Le rythme est assez posé, fidèle à son époque. On prend le temps d’installer les conflits, de montrer les répétitions, les discussions, les obstacles. Certains passages peuvent sembler un peu longs pour un public habitué à des récits plus nerveux, mais cette lenteur donne aussi de l’épaisseur aux personnages.
Visuellement, la série respire le classicisme : costumes soignés, décors théâtraux, mise en scène discrète. On sent que l’essentiel est ailleurs, dans les dialogues et dans la manière dont le texte fait écho à la vie de son auteur.
Au final, "Molière Pour Rire et Pour Pleurer" est une mini-série attachante, parfois inégale, mais sincère dans son envie de montrer l’homme derrière l’icône. Une œuvre qui rappelle que le théâtre naît autant de la joie que des épreuves.



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