Test jeu vidéo
Publié le 16/11/2022 à 13h35 par Pikminouchon
DarQ
7 /10
PLATEFORME
ÉDITEUR DU JEU VIDÉO

ACTION - AVENTURE

Voilà un jeu bien étrange... A mi-chemin entre le jeu de puzzle, le jeu de plate-formes, le point'n click et le jeu d'horreur, DarQ (avec un "Q" !) est une aventure bien singulière qui lorgne vers le cinéma d'épouvante... C'est si bon d'avoir peur !

Au lancement du jeu, on ne sait rien, on ne comprend rien : le héros est dans une maison bourgeoise délabrée et ne peut que s'allonger sur son lit. Il sera alors instantanément transporté dans une autre dimension, un cauchemar éveillé d'où il devra s'extirper. Chaque décor est autant de chapitres à traverser et il faudra user de vos méninges et des capacités limités du protagoniste. Bien souvent, les thèmes sont aisément identifiables (le train, le théâtre, etc...), mais parfois il s'agira de pièces hétéroclites à traverser, toutefois l'ambiance glauque et pesante est toujours au rendez-vous.
La difficulté est progressive et les chapitres peuvent être envisagés comme de gros casse-têtes proposant, à chaque fois, un gimmick différent. Le but est souvent de trouver le moyen de rejoindre et de s'emparer d'un objet : rouage géant, batterie électrique, main coupée (!)... Chaque objet ouvre une nouvelle voie ou permet l'accès à un mini puzzle. L'ensemble est finalement logique et tout s'enchaîne parfaitement, le jeu est même relativement linéaire : l'acquisition des objets et la résolution des énigmes suivent un schéma et une progression précise. La principale particularité de notre malheureux héros est de pouvoir grimper aux murs et aux plafonds, voire de changer complètement la perspective du niveau : franchement bien fichu, même si on n'y reviendra plus une fois qu'on a pigé comment aborder le puzzle.
Pour varier les plaisirs, entre deux résolutions d'énigmes, il faudra parfois se faufiler derrière de rares ennemis, difformes et cauchemardesques : des femmes aux têtes d'abat-jour, des zombis désarticulés, d'effrayants enfants aux visages dissimulés... Gare aux jump-scares ! Si vous vous faites repérer, c'est le game-over : le jeu n'est pourtant pas punitif car vous réapparaîtrez quelques mètres en arrière, prêt à retenter le coup. Mention spéciale à la vieille démente dans son fauteuil roulant, tout droit sortie de Silent Hill : on adore !

Les niveaux sont uniques et très agréables à parcourir. On comprend vite que la modification du décor et de sa perspective vont jouer un rôle majeur, sachant que le héros ne peut se déplacer que sur un plan horizontal. Les objets avec lesquels il peut interagir apparaissent en surbrillance et sont stockés dans un simple menu radial, facile à utiliser. Bref, l'ergonomie est simple mais efficace.

"DarQ" propose un univers monochrome où les couleurs sont quasi-inexistantes... L'ensemble est baigné dans la pénombre (le jeu claque sur la Switch Oled !) ou la pluie... Quand aux effets sonores, ils sont volontairement discrets voire absents. Tournant sur Unity, chaque chapitre est joliment détaillé avec un soucis d'esthétique assez constant et appréciable qui immergera le joueur.
Seul le héros manque de charisme et n'a pas un physique facile : filiforme, chauve, blafard, on le croirait tout droit sorti du film "Nosferatu le Vampire" de Murnau. C'est sans doute voulu et l'influence évidente de Tim Burton n'est jamais loin, même si "DarQ" lorgne plutôt du côté des films surréalistes allemands des années 1920. Dans tout les cas, l'ambiance en fait un titre unique qui rappellera aux gamers certains aspects de "The Little Nightmare" ou de "Limbo".

Même si sa durée de vie est très courte (3 ou 4 heures maximum... sans aucune replay value, car vous saurez comment résoudre les énigmes !), "DarQ" est un titre qui mérite votre curiosité. Il propose en sus deux DLC sympathiques, apportant même un peu de variété au gameplay et prolongeant un poil le trip de base. En somme, ce cauchemar éveillé est à conseiller aux fans de puzzle games mais aussi à tous ceux qui cherchent un titre atypique et envoutant. C'est un soft original qu'il faut faire d'une seule traite (il n'y a d'ailleurs pas de sauvegarde en cours de chapitre...) et qu'il faut envisager comme un tour singulier de montagnes russes : en somme, une jolie surprise !
+
LES POINTS FORTS
LES POINTS FAIBLES
-
+ UNE AMBIANCE AU TOP

+ DES CHAPITRES UNIQUES ET TRÈS TRAVAILLÉS

+ UN GAMEPLAY ORIGINAL ET SIMPLE À LA FOIS

+ TECHNIQUEMENT CONVAINCANT

+ PEU PUNITIF

+ DE BONNES IDÉES !
- UN HÉROS PEU ENGAGEANT !

- UN PEU COURT MALGRÉ 2 DLC BONUS

- PEUT-ÊTRE SIMPLE POUR LES HABITUÉS DU GENRE...

- L'ABSENCE DE SAVE EN COURS DE CHAPITRE
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