Test jeu vidéo
Publié le 30/09/2026 à 11:36 par Pikminouchon
Onimusha : Way of the Sword

7 /10
PLATEFORME

ACTION - ACTION RPG - AVENTURE
Portée disparue depuis 20 ans, la licence Onimusha renaît de ses cendres avec la bonne volonté de Capcom, mais surtout grâce à l'insistance des fans de la première heure. Forcément, on en a vu des jeux du même genre (sans compter la skin "samuraï"), avec un certain Sekiro, siègeant fièrement au sommet de la pyramide. Que vaut donc ce nouvel épisode de Onimusha : plutôt tranchant ou plutôt rasoir ?
Attaquons avec l'aspect le plus réussi de cette aventure : les combats au sabre. Sur ce point, Capcom a fait très fort en soignant particulièrement son gameplay, chirurgical : c'est un véritable régal d'affronter tous les démons qui barreront votre route ! Parade, esquive, contre, pas latéraux... la liste est longue et la courbe d'apprentissage indéniable. Il faut prendre son temps, lire et connaître les patterns ennemis pour esquiver et surtout contre-attaquer. L'ensemble est servi avec tout un set d'animation aussi nombreuses que détaillées, sans compter qu'elles prennent en compte les environnements et autres structures. Honnêtement, même après des heures de jeu, on se surprend à découvrir de nouveaux mouvements, Miyamoto Musashi, notre héros, ne manquant pas de ressources quand il s'âgit d 'éliminer tous les démons qui infestent ce Kyoto féodal. Ce dernier offre également de superbes animations faciales, très soignées : il fait la moue, son visage se tord sous la douleur ou l'effort, l'ensemble étant très vicéral. En somme, c'est un véritable plaisir d'admirer ces combats parfaitement chorégraphiés et il faudra maîtriser également les armes onis secondaires, à commencer par l'arc. Seul défaut : notre samuraï a les deux pieds bien ancrés sur terre et ne peut sauter (automatiquement) que dans les phases de plate-formes. Certes, il y a déjà de quoi faire et de quoi apprendre, mais on aurait aimé davantage de verticalité et donc de souplesse dans l'approche des ennemis ou des boss.
Ces derniers sont également réussis et dans la grande tradition de la série : des démons difformes, des Onis impitoyables et gigantesques. Un vrai carnaval des horreurs, souvent superbement mis en scène... On regrettera cependant quelques répétitions de boss, certains revenant un peu trop souvent !
La structure du jeu mèle les phases linéaires (et très maîtrisées) avec des phases où l'on se retrouve à errer dans un hub bien plus ouvert : le quartier Est de Kyoto... Comme indiqué, les phases "linéaires" sont les plus réussies dans la mesure où elles ne manquent pas de fulgurances, ni de mise en scène. Leur rythme est soutenu, dans la lignée des meilleurs opus de cette série, sans sacrifier un petit aspect exploration... C'est là que Capcom a crû bon de proposer une pause dans le récit en offrant tout un quartier de Kyoto à explorer, histoire d'utiliser les nouvelles capacités de Musashi et de son gantelet magique afin de nettoyer les fissures Genma et débarrasser la ville de ses miasmes... Malheureusement, l'absence cruelle de saut parasite l'exploration de cette zone labyrinthique où tout fini par se ressembler un peu, voire beaucoup : on tourne souvent en rond dans un décor certes très détaillé (des échoppes, des jardins, des temples et du bambou partout !), mais aussi terne que répétitif, à l'image de la quasi totalité des quêtes annexes, aussi classiques que sans réelle saveur. Point d'originalité ici : il faut aider des habitants harcelés, trouver des statues éparpillées, remplir de petites missions sans réel intérêt si ce n'est gagner davantage de ressources pour améliorer les compétences de Musashi. En fait, cet aspect "monde ouvert", très limité, casse le rythme du jeu qui aurait dû s'en tenir aux phases plus classiques, celles qui font vraiment le charme de ce beat'em all tranchant. D'autant que Capcom a démontré, cette année même avec l'excellent "Pragmata", qu'il est possible de concevoir un jeu plus directif sans pour autant sacrifier l'exporation et les bonnes surprises....
Au final, même s'il faut compter une grosse trentaine d'heures pour découper l'ultime Genma en morceaux (excellent combat, au passage !), Onimusha nous aura promené gentiment, parfois mollement, et obligé à remplir des objectifs répétitifs qu'on aurait préféré éviter de se farcir.
Techniquement, le RE Engine (le moteur maison incontournable de Capcom) recycle une palette de couleurs fadasses qui ne met pas toujours les décors, bien que détaillés, en valeur. Il reste néanmoins une reconstitution efficace (à défaut d'être originale !) du japon féodal et des personnages savoureux, en particulier le flamboyant antagoniste. Si le level design est souvent intéressant et tortueux, il reste toutefois des zones sans saveur et bien trop sages pour retenir l'attention et nos meilleurs souvenirs de gamers. Côté sonore, on soulignera le très bon doublage français avec, là encore, un Musashi qui brille bien au dessus du lot : on sent bien que, pour ce reboot, il fallait un personnage attachant et impactant...
On retiendra donc de ce "Onimusha : Way of The Sword" un travail appliqué, voire expert au niveau des combats grâce à une combinaison de mouvements vraiment étonnante et pleine de punch. Mais même si la nouvelle création de Capcom fait globalement honneur à la série, on ne peut pas s'empêcher de penser qu'il reste pas mal de gras à retirer si on veut garder un rythme soutenu et l'attention constante du joueur : sans doute le titre le moins maîtrisé de l'incroyable série de AAA dont l'éditeur japonais nous a fait cadeau cette année, "Onimusha : Way of the Sword" reste un divertissement honnête, mais sa lame semble quelque peu émoussée... malgré un gameplay irréprochable !
Attaquons avec l'aspect le plus réussi de cette aventure : les combats au sabre. Sur ce point, Capcom a fait très fort en soignant particulièrement son gameplay, chirurgical : c'est un véritable régal d'affronter tous les démons qui barreront votre route ! Parade, esquive, contre, pas latéraux... la liste est longue et la courbe d'apprentissage indéniable. Il faut prendre son temps, lire et connaître les patterns ennemis pour esquiver et surtout contre-attaquer. L'ensemble est servi avec tout un set d'animation aussi nombreuses que détaillées, sans compter qu'elles prennent en compte les environnements et autres structures. Honnêtement, même après des heures de jeu, on se surprend à découvrir de nouveaux mouvements, Miyamoto Musashi, notre héros, ne manquant pas de ressources quand il s'âgit d 'éliminer tous les démons qui infestent ce Kyoto féodal. Ce dernier offre également de superbes animations faciales, très soignées : il fait la moue, son visage se tord sous la douleur ou l'effort, l'ensemble étant très vicéral. En somme, c'est un véritable plaisir d'admirer ces combats parfaitement chorégraphiés et il faudra maîtriser également les armes onis secondaires, à commencer par l'arc. Seul défaut : notre samuraï a les deux pieds bien ancrés sur terre et ne peut sauter (automatiquement) que dans les phases de plate-formes. Certes, il y a déjà de quoi faire et de quoi apprendre, mais on aurait aimé davantage de verticalité et donc de souplesse dans l'approche des ennemis ou des boss.
Ces derniers sont également réussis et dans la grande tradition de la série : des démons difformes, des Onis impitoyables et gigantesques. Un vrai carnaval des horreurs, souvent superbement mis en scène... On regrettera cependant quelques répétitions de boss, certains revenant un peu trop souvent !
La structure du jeu mèle les phases linéaires (et très maîtrisées) avec des phases où l'on se retrouve à errer dans un hub bien plus ouvert : le quartier Est de Kyoto... Comme indiqué, les phases "linéaires" sont les plus réussies dans la mesure où elles ne manquent pas de fulgurances, ni de mise en scène. Leur rythme est soutenu, dans la lignée des meilleurs opus de cette série, sans sacrifier un petit aspect exploration... C'est là que Capcom a crû bon de proposer une pause dans le récit en offrant tout un quartier de Kyoto à explorer, histoire d'utiliser les nouvelles capacités de Musashi et de son gantelet magique afin de nettoyer les fissures Genma et débarrasser la ville de ses miasmes... Malheureusement, l'absence cruelle de saut parasite l'exploration de cette zone labyrinthique où tout fini par se ressembler un peu, voire beaucoup : on tourne souvent en rond dans un décor certes très détaillé (des échoppes, des jardins, des temples et du bambou partout !), mais aussi terne que répétitif, à l'image de la quasi totalité des quêtes annexes, aussi classiques que sans réelle saveur. Point d'originalité ici : il faut aider des habitants harcelés, trouver des statues éparpillées, remplir de petites missions sans réel intérêt si ce n'est gagner davantage de ressources pour améliorer les compétences de Musashi. En fait, cet aspect "monde ouvert", très limité, casse le rythme du jeu qui aurait dû s'en tenir aux phases plus classiques, celles qui font vraiment le charme de ce beat'em all tranchant. D'autant que Capcom a démontré, cette année même avec l'excellent "Pragmata", qu'il est possible de concevoir un jeu plus directif sans pour autant sacrifier l'exporation et les bonnes surprises....
Au final, même s'il faut compter une grosse trentaine d'heures pour découper l'ultime Genma en morceaux (excellent combat, au passage !), Onimusha nous aura promené gentiment, parfois mollement, et obligé à remplir des objectifs répétitifs qu'on aurait préféré éviter de se farcir.
Techniquement, le RE Engine (le moteur maison incontournable de Capcom) recycle une palette de couleurs fadasses qui ne met pas toujours les décors, bien que détaillés, en valeur. Il reste néanmoins une reconstitution efficace (à défaut d'être originale !) du japon féodal et des personnages savoureux, en particulier le flamboyant antagoniste. Si le level design est souvent intéressant et tortueux, il reste toutefois des zones sans saveur et bien trop sages pour retenir l'attention et nos meilleurs souvenirs de gamers. Côté sonore, on soulignera le très bon doublage français avec, là encore, un Musashi qui brille bien au dessus du lot : on sent bien que, pour ce reboot, il fallait un personnage attachant et impactant...
On retiendra donc de ce "Onimusha : Way of The Sword" un travail appliqué, voire expert au niveau des combats grâce à une combinaison de mouvements vraiment étonnante et pleine de punch. Mais même si la nouvelle création de Capcom fait globalement honneur à la série, on ne peut pas s'empêcher de penser qu'il reste pas mal de gras à retirer si on veut garder un rythme soutenu et l'attention constante du joueur : sans doute le titre le moins maîtrisé de l'incroyable série de AAA dont l'éditeur japonais nous a fait cadeau cette année, "Onimusha : Way of the Sword" reste un divertissement honnête, mais sa lame semble quelque peu émoussée... malgré un gameplay irréprochable !



LES POINTS FORTS
+ Un jeu d'action qui reste efficace
+ Des combats au sabre fantastiques !
+ Une courbe d'apprentissage solide
+ Un lore et un game design toujours aussi choutettes
+ On est quand même ravi du retour de cette franchise !
LES POINTS FAIBLES
- Une structure en monde ouvert très maladroite
- Des graphismes bien fades dans l'ensemble
- L'Est de Kyoto : dispensable et casse le rythme
- Des allers et retours constants et pénibles à la longue
- On préfère la qualité à la quantité : un jeu trop long, inutilement
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