Critique film
Publié le 22/04/2019 à 20h55 par Cinegoodies
Ip Man Legacy : Master Z
7 /10

Après avoir été vaincu par le Maître Ip Man, Cheung Tin Chi, blessé dans son orgueil, mène une vie modeste, se consacrant à son épicerie et à l'éducation de son fils. En voulant secourir son ex-fiancée, le challenger de Ip va devenir la cible des triades de Hong-Kong, menées par le cruel Kit Kang et sa s½ur Kwan. Il devra affronter le funeste Owen Davidson, un homme d'affaires américain au c½ur du commerce de l'héroïne pour vaincre tous ses ennemis, sauver sa fierté et gagner le respect de ses pairs...

Spin off de la série de films "IP Man", "IP Man Legacy" mets en lumière la vie de Cheung Tin Chi après sa défaite face au maître IP. Une reconstruction difficile et amère pour un combattant devenu épicier et qui voit sa vie de nouveau troublée par la destruction de son gagne-pain et de la mise en danger de son fils et de ceux qui vont lui apporter soutiens.

Doit-il revenir à ses travers ? Laisser couler et reconstruire de nouveau ?
Voilà le dilemme que doit affronter Cheung Tin Chi.

Niveau scénario, nous n’allons pas nous mentir, baston, baston et baston ! Voilà le thème principal du film. Chorégraphies intenses et ultra rapide à 1 contre 1 ou 1 contre 10, toutes les ficelles des célèbres films Hong-Kongais sont ici présentées à un rythme soutenu. Force est de constater que tout cela est bien fait, très manichéen le méchant est vraiment méchant et le gentil trop gentil jusqu’à l’explosion.
Sans présenter le racisme anti-chinois comme thème principale du film, nous sommes tout de même en réflexion sur l’hégémonie de colon blanc sur l’autochtone asiatique. En effet le méchant envahisseur maltraite les Hong-Kongais, bassesses, mise en accusation injuste, notre héros sera poussé dans ses retranchements jusqu’à être contraint de revenir au Wing Chu, discipline abandonnée par nécessité et honte après sa terrible défaite.

Loin d’égaler le premier "IP Man" avec un Donnie Yen remarquable, cet opus du célèbre chorégraphe Yuen Woo-Ping ("Tigre et Dragon" et "Matrix") profite d’une réalisation léchée et d’une reconstitution du plus bel effet. Parfaitement soutenu par Max Zhang, Michèlle Yeoh, Dave Bautista et un Tony Jaa légèrement bouffi…

Un bon moment de cinéma, sans prise de position réelle ou les couleurs surannées du vieux Hong Kong nous berce entre scènes mélancoliques et bastons frénétiques.

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