Critique film
Publié le 13/04/2018 à 13h26 par Kévin Aubin
Hurricane
5 /10

Profitant du plus gros ouragan ayant jamais touché les Etats-Unis, une équipe de braqueurs d’élite infiltre la plus grande réserve de billets des États-Unis. Leur objectif : un braquage exceptionnel de 600 millions de dollars. Dans la ville désertée, Casey, une des convoyeuses de fond, et Will, un météorologiste de génie, vont devoir unir leurs forces en utilisant les connaissances de Will pour survivre au milieu de cette "tempête du siècle" et empêcher ces voleurs impitoyables de parvenir à leurs fins.

Rob Cohen débute à 20 ans comme assistant réalisateur pour le petit écran et au début des années 70, il entre à la 20th Century Fox Television où il devient directeur de l'unité téléfilms. En 1975, il débute au cinéma comme producteur puis en 1978 il réalise son premier film, Un petit cercle d'amis. Il se consacre par la suite davantage à la production et fonde la société de production Badham/Cohen Group. Par la suite, il revient à son activité de réalisateur et enchaîne les réalisations notamment les films d'action musclés comme Daylight, Fast & furious et XXX.

En 2018, il revient avec un nouveau film d'action, Hurricane. Mélangeant deux genres : le film catastrophe et le film de braquage, ce film d'action avait sur le papier tout pour plaire mais malheureusement ce n'est qu'une énième série B voire Z par moment. La faute à une histoire qui se suit sans grand engouement de la part des spectateurs où les rebondissements s'amoncellent tels qu'ils sont déjà-vus et n'apportent pas grand-chose. Même si l'effet spectaculaire est bien présent, les effets spéciaux laissent parfois à désirer. L'action est mal gérée tant elle est présente à des moments attendus du film et en soi se révèle d'une banalité affligeante. Pour un réalisateur adapte des films d'action, on était en droit d'en attendre davantage. Narrativement le film est donc une catastrophe et ne propose rien de neuf et les personnages sont navrants. Stéréotypés au possible, on a le droit aux gentils et aux méchants qui se font la guerre habituelle. Le rythme du film est déséquilibré entre des scènes d'action courues d'avance et des moments plus calmes sur les échanges entre les personnages dont les dialogues peines à convaincre. L'ensemble du film sonne creux et on a l'impression de voir un téléfilm ou un DTV. Certes en allant voir ce genre de film on ne s'attend pas grand-chose mais tous ses défauts l'empêchent d'être au moins divertissant.

Rob Cohen s'efforce de signer une réalisation correcte mais échoue. La mise en scène est à la limite de l'amateurisme, les décors transpirent la bouillie numérique indigeste, la photographie est sombre et la bande-son est un amas de sons perdus dans l'ensemble du film. Bref, une réalisation en adéquation avec le film, inutile.

Les acteurs tentent tant bien que mal de sauver le film du naufrage. Là encore, leur talent est occulté et bien malgré eux ils composent avec des rôles mal écrits ayant aucun intérêt. C'est malheureux de voir Toby Kebbell ou encore Maggie Grace aux prises avec un tel film.

Pour sa nouvelle réalisation, Rob Cohen signe un film d'action qui n'est pas divertissant et qui n'a rien à proposer. Ce film aurait du sortir directement en vidéo ou passer à la télévision, là où est sa place. Dans le genre, on évite.

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