Critique film
Publié le 11/09/2017 à 12h58 par Floriane
Atomic Blonde
7 /10

L'agent Lorraine Broughton est une des meilleures espionnes du Service de renseignement de Sa Majesté ; à la fois sensuelle et sauvage et prête à déployer toutes ses compétences pour rester en vie durant sa mission impossible. Envoyée seule à Berlin dans le but de livrer un dossier de la plus haute importance dans cette ville au climat instable, elle s'associe avec David Percival, le chef de station local, et commence alors un jeu d’espions des plus meurtriers.

Plan rapproché sur le visage d'une femme sortant d'une baignoire. Baignée dans une lumière bleutée, elle sort de l'eau dévoilant son corps tuméfié. Après une vodka glace et un camouflage de ses marques sous une tenue des plus classes, la chanson "Cat People" de David Bowie retentit alors que le nom de Charlize Theron apparait à l'écran. Charismatique et énigmatique, voici une introduction de personnage des plus réussies !

Basé sur le roman graphique d'Antony Johnston et Sam Hart "The Coldest City", "Atomic Blonde" met en scène une espionne badass prise dans un nid de guêpe à Berlin. Et pour transposer cette œuvre à l'écran on retrouve derrière la caméra David Leitch, réalisateur du très fun "John Wick", mais aussi cascadeur de nombreux films hollywoodiens. Ce qui explique sans doute, l'efficacité des scènes d'action.

Se déroulant lors de l'année 1989, année de la chute du mur de Berlin, le film est un mix d'esthétique vintage et de fond historique (la guerre froide). Lors de ce conflit silencieux la paranoïa était de mise. Le scénario retranscrit ce sentiment de méfiance et de confusion constante. Une intrigue d'espionnage classique qui fait le job car l'intérêt du film se trouve surtout dans son style.

Prenant place dans les années 80, le réalisateur apporte un grand soin à l'ambiance de son film. Il plonge "Atomic Blonde" dans une lumière soignée avec une forte présence de néons accentuant son atmosphère irréelle. Le directeur photo (Jonathan Sela) arrive à capter le côté bouillonnant et clandestin du Berlin de l'époque. Pour compléter cette ambiance so 80's, les séquences sont accompagnées d'une bande originale composée de tubes et artistes de l'époque (Blondie, Depeche Mode, Queens, David Bowie, etc.).

Mais l'atout majeur d'"Atomic Blonde" est sans conteste son actrice : Charlize Theron. Impliquée depuis plus de cinq ans sur le projet en tant que productrice avant d'en devenir la tête d'affiche, Theron hypnotise en espionne froide et mystérieuse. Elle impressionne dans les scènes d'action. Surtout lors d'une séquence en faux plan séquence de 7 minutes 30 où elle élimine ses ennemis un à un. De sa première à sa dernière apparition, Leitch iconise Theron à outrance qu'on pardonne le manque de psychologie du personnage. Après Furiosa ("Mad Max : Fury Road") il y a deux ans, Charlize Theron ajoute de nouveau un rôle emblématique à sa carrière.

Et comme si avoir Charlize Theron en femme fatale ne suffisait pas, on trouve à ses côtés James McAvoy (toujours aussi bon) et Sofia Buticella ("Kingsman", "La Momie") qui arrive à donner de la chair à un personnage présent qu'une dizaine de minutes à l'écran.

De l'espionnage à l'action vintage porté par une héroïne badass, "Atomic Blonde" est un film de genre jouissif ! On en souhaiterait presque une suite pour en apprendre plus sur le personnage de Lorraine Broughton.

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