Ce film raconte les
déboires et les problèmes familiaux d'une fille Lysa, la trentaine fatiguée, droguée, de son ami d’enfance Jack, un dealer et de Chris, un être cher à Lysa, policier dans le Marseille du début
des années 2000, où beaucoup de personnes se droguent encore, à l’abri des regards dans les vieux quartiers de Marseille.
Premier long métrage du jeune réalisateur Ludovic Bornes, "Une épine d'amour" est une petite production indépendante française qui, malgré un budget idéaliste (comme il le précise non seulement dans le générique de fin mais aussi dans le message de remerciement avant le film), raconte avec une certaine rage et authenticité l'histoire vraie inspirée d'un récit biographique d'une amie d'enfance au scénariste Jean-Claude Schembri (aussi producteur et acteur). La réalisation énergique soutenue par des plans soigneusement montés apporte au métrage un rythme soutenu tout au long du déroulement de l'intrigue, une tension palpable tout à fait en adéquation avec le scénario et le caractère très sombre des personnages.
Au niveau du casting, la production étant indépendante et à petit budget, les acteurs sont, pour la plupart, inconnus au grand public mais cela n'empêche pas que deux "guests stars" apparaissent dans "Une épine d'amour", je pense tout d'abord à Ambroise Michel connu surtout pour avoir joué le rôle de Rudy dans la série télévisée "Plus belle la vie" et à l'acteur Daniel Beretta, la voix officielle française de Arnold Schwarzenegger depuis 1987. En ce qui concerne l'interprétation des acteurs, ils sont, pour la plupart, convaincants.
En bref, "Une épine
d'amour" raconte avec conviction et réalisme le sujet tabou de la toxicomanie dans notre société actuelle, rend un formidable et poignant hommage aux victimes mais démontre aussi que le cinéma
indépendant français a de beaux jours devant lui...
Note : 7,5/10.